Festival de Toronto: «La Fille de Brest» contre le Mediator

Au Festival international du film de Toronto, il y a les grands films hollywoodiens de la rentrée, mais aussi une quarantaine de films français dont La Fille de Brest, d’Emmanuelle Bercot et Réparer les vivants, de Katell Quillévéré. Coïncidence, ce sont deux films sur le monde médical.

Cette femme n’a pas changé la face du monde, mais elle a bouleversé celle de l’industrie pharmaceutique française. Par sa volonté, son intelligence, son courage, son obstination, Irène Frachon a réussi à faire interdire en 2009 le Mediator, ce médicament dangereux à l’origine de la mort de centaines de patients.

Un thriller médical

Emmanuelle Bercot a choisi de faire incarner la pneumologue par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen qui ajoute à ce thriller médical une touche d’humour et une spontanéité toute scandinave. « La Fille de Brest » est le magnifique portrait d’une femme, d’une héroïne du quotidien.

« Réparer les vivants »

En revanche, pas de héros dans « Réparer les vivants ». Inspiré par le roman de Maylis de Kerangal, le film de Katell Quillévéré raconte le périple d’un cœur. Ce cœur, c’est celui de Simon, un jeune surfeur tué dans un accident de la route. « Réparer les vivants » tisse les présences, les voix et les actes qui vont se relayer en 24 heures.

C’est une aventure métaphysique, à la fois collective et intime qui s’attache à décrire le monde médical dans sa double dimension. D’un côté, l’ultra technicité de l’acte chirurgical, de l’autre, les vies humaines qu’il va bouleverser, ruiner ou au contraire arracher à la mort.